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February 21, 22, 23, 2010
At the Dead Sea

Jordan Travel Mart


"Postcards" from JTM 2009 by Andre Desiront at Tourisme Plus

 

 

Des Québécois au Jordan Travel Mart

http://tourismeplus.com/upload/photosnb/photo_photo_7045.jpg« Tours Cure-Vac vend la Jordanie depuis une quinzaine d’années, mais je suis venu pour découvrir de nouveaux produits susceptibles d’être incorporés à
notre programmation », explique Emad Turaby, gérant des groupes et des produits du grossiste montréalais. M. Turaby fait partie de la centaine représentants
des grossistes nord et sud-américains invités au Jordan Travel Mart, qui se tient les 23 et 24 février au Centre des congrès King Hussein Bin Talal, au bord de la mer Morte.

Il n’est pas le seul québécois. Incursion Voyages, de Québec, a délégué sa responsable des opérations terrestres, Marie-Noëlle Guay. « Aujourd’hui, j’ai 11 rendez-vous inscrits à l’agenda et j’en ai 18 demain », nous confiait cette dernière, au matin du premier jour de la foire commerciale.

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Au cours de celle-ci, une centaine de fournisseurs jordaniens – agences réceptives, compagnies d’autocars de tourisme, offices de tourisme locaux… - tentaient d’offrir leurs services aux Sud et Nord-Américains conviés pour l’événement. Pourquoi seulement des Américains du Sud et du Nord?

Rassurer les Amériques

« Parce que nous cherchons à mieux nous implanter sur ces marchés lointains, alors que les Européens sont déjà nombreux à venir en Jordanie », répond Malia Asfour, directrice de l’Office du tourisme jordanien (le Jordan Travel BoardJTB) pour l’Amérique du Nord et maître d’œuvre de cette foire commerciale.

« En Europe, les consommateurs savent que la guerre qui a fait rage dans la bande de Gaza et que tous les soubresauts du conflit israélo-palestinien ne nous affectent plus depuis que la Jordanie a signé un traité de paix et normalisé ses relations diplomatiques avec Israël, en 1996. Mais aux États-Unis, par exemple, on nous associe à ce conflit. Là-bas, tout ce qui s’appelle Moyen-Orient fait peur. Or, nous sommes une nation qui vit en paix avec tout le monde et qui bénéficie d’un environnement politique stable. C’est pour communiquer cette information que nous avons invité tant de journalistes (NDLR : 17 d’Amérique du Nord, dont six Canadiens, et 19 d’Amérique du Sud). »

Les récents événements de Gaza ont notamment affecté Incursion Voyages, qui a été obligé d’annuler trois groupes programmés pour Israël. « Mais la Jordanie n’est pas touchée, note Marie-Noëlle Guay. Aujourd’hui même, notamment, nous avons un groupe à Petra. » Incursion Voyages programme la Jordanie depuis un peu plus d’un an. « Deux de mes patrons, Jean-Pierre Caron et Jean Paradis, sont venus assister à la première édition du Jordan Travel Mart, l’an dernier, et nous avons envoyé ici un premier groupe à l’automne 2008. »

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Combinée ou pas?

Les initiatives prises en marge du Jordan Travel Mart ont notamment pour objet de convaincre les grossistes d’augmenter la durée des séjours en Jordanie. Malgré tout, Marie-Noëlle Guay estime que la destination peut difficilement être vendue seule. « Nos clients, qui font dix heures d’avion pour venir ici, n’auraient pas l’impression d’en avoir pour leur argent. C’est pourquoi nous la proposons en combiné avec un autre pays. Le groupe qui séjourne à Petra, en ce moment, visitera aussi Dubaï. »

Chez Tours Cure-Vac, on propose la Jordanie dans le cadre de combinés avec la Syrie, le Liban ou l’Égypte. « Je suis notamment ici pour voir s’il existe des alternatives valables aux moyens de transport que nous utilisons actuellement pour faire passer nos clients de Joranie en Égypte, révèle Emad Turaby. Jusqu’ici, nous utilisons surtout les traversiers. Ceux-ci font la navette entre Aqaba, dans le sud de la Jordanie, et Nuebah, le port égyptien du Sud du Sinaï, qui est à deux heures de route du monastère de Ste-Catherine et à six heures du Caire. »

Nouvelles idées

Mais M. Turaby était aussi en quête de nouvelles idées à intégrer à la programmation de Tours Cure-Vac. Et les nouvelles idées ne manquaient pas. Au cours des conférences données en marge de la foire commerciale, il a beaucoup été question de volunturism (ce que nous appellerions tourisme solidaire) appliqué aux circuits traditionnels et d’écotourisme, une tendance qui, selon les Jordaniens, s’inscrit de plus en plus dans l’évolution des mentalités.

Frank Laflèche, qui agit depuis quatre ans comme directeur du JTB pour le Canada, en poste à Montréal, était également présent à ce salon. Il nous a notamment parlé du nouveau grossiste Tours Royal, lancé par Manouk Manoukian et Pierre Doueii, qui agissent actuellement comme agent général pour Royal Jordanian, au Canada.

Rappelons que ce transporteur dessert la route Montréal-Amman deux fois par semaine. Une bonne vingtaine de t.o. québécois programment la Jordanie. Parmi eux, Tours Chanteclerc, Voyages Cassis, Jolivac, Sultana Tours et plusieurs autres…

André Désiront

 

 

 

Carte postale #1 de Jordanie

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Bonjour,

http://tourismeplus.com/upload/photosnb/photo_photo_7045.jpgJ’ai demandé à la directrice générale de l’Office du tourisme jordanien (Jordan Tourism Board - JTB) pour l’Amérique du Nord, Malia Asfour, quel est le plus grand défi auquel est confronté le JTB en Amérique du Nord.

Sa réponse : « C’est de faire savoir que la Jordanie est une destination sécuritaire. Les gens croient que nous sommes en guerre, alors que nous sommes un pays paisible, en paix avec tout le monde. »

La Jordanie est en effet une contrée accueillante où les voyageurs occidentaux sont reçus avec le sourire. Elle a ratifié un traité de paix avec Israël en octobre 1994. Depuis, les touristes circulent librement entre ces deux pays, qui ont fourni le décor de l’histoire biblique.

 

Carte postale #2 de Jordanie

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Bonjour,

http://tourismeplus.com/upload/photosnb/photo_photo_7045.jpgJuchée sur une des hautes collines déployées en lisière de la vallée du Jourdain, la forteresse d’Ajloun a été construite sous le règne de Saladin pour défendre, contre les incursions des Croisés, le territoire qui constitue aujourd’hui le nord de la Jordanie.

Nous venions d’explorer les entrailles de cet ouvrage considéré comme un échantillon exemplaire de l’architecture militaire arabe de l’époque, lorsque nous sommes tombés sur Taylor Norris, un volubile Américain du Colorado. Ce passionné gère un projet emballant pour le compte de l’Université Harvard : il supervise la mise en place de ce qui devrait devenir un des plus populaires sentiers de randonnée du monde, au même titre que les Chemins de Saint-Jacques ou ceux de Saint-Paul : les Chemins d’Abraham (voir le site
www.abrahampath.org).

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Le projet initial porte sur un itinéraire de 1 200 kilomètres, de Sanliurfa, en Turquie (lieu présumé de naissance du fondateur des trois grandes religions monothéistes), à Hébron, en Cisjordanie (où, selon la tradition, se trouverait son tombeau). Le trajet passe par Alep, en Syrie, Ajloun, Jéricho et Jérusalem.

« L’idée était, au départ, de jeter des ponts physiques et psychologiques entre les gens de la région et les touristes du monde entier qui appartiennent à ces trois religions », nous a expliqué Taylor Norris. « Et, naturellement, de créer des emplois dans les communautés locales qui vivent sur le parcours. »

Lorsque nous lui avons parlé, sur une plateforme de la première enceinte d’Ajloun, Taylor Norris était accompagné par Mahmoud Twaissi. Ce dernier est responsable de la partie jordanienne du Chemin d’Abraham, qui comporte un segment de 120 kilomètres dans le nord montagneux de la Jordanie.

André

 

 

 

 

 

 

 

Carte postale #3 de Jordanie

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http://tourismeplus.com/upload/photosnb/photo_photo_7045.jpgIl pleut, à Amman, et les Jordaniens sont contents, car il n’a pas plu depuis des mois. Nous apprécions moins, mais ce matin, cela n’avait pas beaucoup d’importance, puisque nous avons passé la matinée à la Al-Hussein Society, un centre de rééducation pour les enfants affligés d’un handicap physique.

Que font 17 journalistes en voyages d’Amérique du Nord dans un tel établissement? Du «voluntourism», terme qu’on pourrait traduire littéralement par «tourisme de volontariat», mais qu’en français, il serait plus approprié de qualifier de «tourisme solidaire».

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C’est une idée de Malia Asfour, grande patronne de l’Office du tourisme jordanien pour l’Amérique du Nord. Elle a imaginé que, si des consommateurs étaient prêts à passer six ou huit semaines à l’étranger pour construire des écoles ou creuser des puits, les touristes qui choisissent d’effectuer un circuit traditionnel apprécieraient peut-être le fait de consacrer quelques heures ou une journée à une activité de tourisme solidaire qui les mettrait en contact avec des travailleurs du pays qu’ils visitent. Une brève immersion dans la vie quotidienne des «locaux», quoi!

J’ai passé ma matinée à agir comme «juge de ligne» pour une course en fauteuils roulants, à distribuer des collations et à aider une petite fille paraplégique mignonne à croquer à se servir d’une souris et d’un clavier pour colorier des dessins à l’ordinateur.

L’après-midi était déjà bien avancée, lorsque nous avons tenté une autre immersion – celle-là dans le fouillis urbain de cette ville de 2,7 millions d’habitants qu’est Amman!

André

 

 

Carte postale #4 de Jordanie

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Bonjour,

http://tourismeplus.com/upload/photosnb/photo_photo_7045.jpgJ’avais visité la ville sacrée des Nabatéens en novembre 2006, à la faveur d’un voyage de familiarisation au Liban et en Jordanie organisé par Jolivac. Mais je n’avais pas fait l’excursion «Petra la nuit», qui n’est offerte que trois fois par semaine : les lundis, mercredis et jeudis. Pour l’occasion, on dispose 1 200 lampions le long du Siq, le défilé sacré long de 900 mètres qui mène au «Trésor», le tombeau taillé dans la falaise de grès rose qui symbolise Petra aux yeux du monde.

http://www.tourismeplus.com/UserFiles/Image/2009-02-20/Jordanie-4-3.jpgNous étions entre 150 et 200 personnes à nous suivre à la queue leu leu, ce qui gâchait un peu la magie (« En saison, il y a six fois plus de monde, et encore, nous en refusons », m’a expliqué un préposé du centre d’accueil). Sur l’esplanade sablonneuse qui sert de parvis au Trésor, les visiteurs sont invités à s’asseoir entre plusieurs rangées de lampions qui jettent une pâle lueur rose sur les colonnades du tombeau. 

Le silence est de mise pendant une quinzaine de minutes, puis un chanteur qui s’accompagne d’un instrument à cordes entame une mélopée incantatoire en arabe. Lorsqu’il a terminé, tout le monde prend le chemin du retour. Les plus malins se ruent vers l’avant ou s’arrangent pour être les derniers, de manière à se retrouver seuls entre les hautes parois du défilé.

André

 

 

 

 

 

Carte postale #5 de Jordanie

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Bonjour,

http://tourismeplus.com/upload/photosnb/photo_photo_7045.jpgLe Wadi Rum est cette partie du désert jordanien caractérisée par d’étonnantes formations rocheuses qui émergent du sable. Situés à mi-chemin entre Petra et la station balnéaire d’Aqaba, les lieux font un peu penser à Monument Valley, en Arizona, à cette différence près qu’ici, le sommet des massifs rocheux n’est pas plat, mais joyeusement tourmenté. On y a tourné plusieurs films comportant des scènes de désert, notamment la superproduction Lawrence d’Arabie.

Le gouvernement a délimité un territoire de 510 kilomètres carrés et l’a classé réserve naturelle pour en protéger la faune et la flore. Les Bédouins, qui y faisaient paître leurs troupeaux de chèvres et de moutons, ont été sédentarisés et regroupés dans le petit village de Rum.

Pas question de s’engager sur les pistes sablonneuses du Wadi Rum avec un véhicule ordinaire. Les autobus de tourisme se stationnent au Centre des visiteurs et les 4X4 conduits par des Bédouins prennent le relais.

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Ce soir-là, nous devions coucher au Captain’s Private Camp, un des camps de tentes en poils de chèvres exploités par les Bédouins pour loger les touristes. Il était dressé à l’abri d’une énorme formation rocheuse. Mais une tempête de sable s’est levée progressivement pendant que nous soupions et dansions atour d’un feu de camp. Vers 2 h du matin, les vents tourbillonnants ont eu raison d’une des tentes qui s’est écroulée sur quatre journalistes américains, qui s’en sont heureusement tirés avec plus de peur que de mal.

Le lendemain matin, la tempête, un peu apaisée, continuait à charrier le sable en rafales jusque dans les sandwichs du petit-déjeuner...

André

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André

 

 

 

 

 

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