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February 21, 22, 23, 2010
At the Dead Sea

Jordan Travel Mart


Petra n'est pas la seule merveille en Jordanie!

 

LU DANS L'ÉDITION HEBDOMADAIRE DE TOURISME PLUS :
Petra n'est pas la seule merveille en Jordanie!

[13 mars 2009] La Jordanie est généralement vendue comme une destination biblique, c’est-à-dire comme partie pre­nante d’un voyage en Terre sainte, en complément à Israël. Ou encore pour Petra, qui attire de plus en plus de monde depuis qu’elle a été intronisée au panthéon des sept nouvelles merveilles du monde par la New Seven Wonders Foundation, en 2007.

 

Même si les résultats sont encou­rageants – 3,7 millions de visiteurs en 2008, en hausse de 8,7 % sur l’année précédente -, les responsa­bles du Bureau de tourisme de la Jordanie aimeraient allonger la durée moyen­ne du séjour dans le pays. Ils observent que le touriste moyen ne reste pas assez longtemps, même à Petra. Et qu’au-delà des attraits les plus connus, il y a d’autres choses à faire et à voir dans ce petit pays de 90 000 kilomètres carrés.

Mais restons d’abord dans les deux sentiers les plus arpentés, ceux des férus d’histoire sainte et des coureurs de merveilles.

La Jordanie biblique

Géographiquement, la Jordanie fait partie de la Palestine. Elle est continuellement évoquée dans l’Ancien Testament, à travers les trois royau­mes qui la composaient : Ammon, Moab et Edom. Ammon et Moab étaient les fils de Loth, neveu d’Abra­ham, dont la femme fut changée en statue de sel, en fuyant Sodome.

Aujourd’hui, les autocars de tou­risme s’arrêtent sur un terre-plein aménagé en bordure de la mer Mor­te, près du village de Bab ad-Dhraa – que les archéologues identifient comme l’héritier topologique de Sodome - pour permettre à leurs passagers de photographier une stalagmite blonde juchée au sommet d’une falaise et qui ne serait autre que la fameuse madame Loth pétrifiée.

Quant au mont Nébo, c’est l’ultime point septentrional auquel Yahvé permit l’accès à Moïse, avant que les Hébreux ne pénètrent dans le pays de Canaan. La prophétie voulait que celui qui avait guidé son peuple pendant 40 ans dans le désert meure avant que ses ouailles n’atteignent la Terre promise.

Mais Yahvé lui permit, ultime grâce, de la contempler depuis le sommet du Nébo, à 800 m d’altitude. Les Byzantins y ont édifié une basi­lique, aujourd’hui en cours de restauration (mais les plus belles mo­saïques sont exposées sous une tente) et les Franciscains, qui entretiennent le site, y ont construit une chapelle et un monastère.

À une trentaine de kilomètres au nord-ouest, non loin de l’endroit où le Jourdain se jette dans la mer Morte, se trouve le site de Béthanie, où Jésus a été baptisé par Jean-le-Baptiste. Les archéologues y ont exca­vé trois églises byzantines où les pèlerins venaient faire leurs ablutions (aujourd’hui, le Jourdain, qui n’est plus qu’un gros ruisseau, a légèrement dévié son cours). À cet endroit, les églises chrétiennes de toutes obédiences – catholiques, orthodoxes, arméniens, protestants… - ont construit des sanctuaires ou sont en train de le faire.

Pour les pèlerins d’obédiences chrétienne et juive, la Jordanie se pré­sente donc comme un complément à un voyage en Israël. Comme les deux pays entretiennent des relations normalisées, on passe facilement de l’un à l’autre, en avion ou par la route (par le pont King Hussein, notamment, quoique les contrôles soient un peu tatillons du côté israélien).


Petra, la splendeur rose

Les Jordaniens reprochent aux visiteurs de ne pas s’attarder assez longtemps à Petra. « Il faut au moins trois jours pour voir les principaux monuments », arguent-ils. Non sans raison! Toutefois, la plupart des grossistes qui programment la visite y font loger leurs clients deux nuits, ce qui ne laisse qu’une journée pour découvrir les lieux.

Les visiteurs partent du Centre d’accueil à pied et s’engagent dans le Bab el-Siq, une vallée bordée par des falaises dans lesquelles les Nabatéens (le peuple sémite qui construisit et occupa Petra pendant cinq siècles, jusqu’à la conquête de la ville par les Romains en 106 de notre ère) avaient taillé plusieurs tombeaux.

Les visiteurs entrent ensuite dans le Siq, le défilé sacré, très étroit dont les parois s’élèvent sur une centaine de mètres de haut, qui 900 mètres plus loin, débouche sur ce monument taillé dans le grès rose, qui aux yeux du monde entier sert de carte de visite à Petra : le Khasneh (un nom, qui signifie trésor, donné par les Bédouins qui pensaient qu’il recelait un trésor, alors qu’il s’agit plutôt du tombeau du roi nabatéen Artias 1er).

Les visiteurs s’attardent devant le Khasneh, qui est photographié sous toutes ses coutures, avant de s’en­gager dans la ville proprement dite, où l’artère principale – le cardo romain – est bordé par le théâtre et des temples, dont le plus remarquable est le Qasr el-Bint el-Faroun, un des rares monuments de l’Antiquité dont les murs sont encore debout.

Cependant, les groupes ne visitent généralement pas les remarquables tombeaux royaux (en retrait sur la droite, lorsqu’on vient du Khasneh). Ils ne montent pas jus­qu’au El-Deir, aussi appelé le Mo­nastère (parce que les Byzantins y célébraient la messe), réplique du Khasneh, mais en plus monumental (47 mètres de haut sur 40 de large).

Il est vrai que pour y parvenir, il faut grimper plus de 800 marches et gravir un sentier qui traverse canyons et défilés en ménageant des points de vue saisissants. Une heure de montée pour les marcheurs en forme!

Par ailleurs, la plupart des visiteurs ne découvrent pas Siq el-Berid, la petite Petra, sorte de banlieue située à 8 kilomètres au nord où, soupçonne-t-on, habitaient les ri­ches marchands de la ville. Au plafond d’un des tombeaux creusés dans la falaise du défilé (là aussi, il faut passer par un canyon étroit), on a retrouvé un fragment de fresque sur lequel on distingue encore très bien un joueur de flute.

Le Petra National Trust (un organisme voué à la préservation de l’environnement et de l’héritage culturel de l’ancienne ville nabatéenne) se prépare d’ailleurs à faire restau­rer le plafond barbouillé par la suie (les Bédouins s’abritaient dans le tom­beau et y faisaient du feu).

Le site de Petra est immense. Il est composé de cinq vallées, mais la plupart des visiteurs ne découvrent généralement que la principale, où se trouvent le Khasneh et le centre de la ville ancienne. Encastrées entre des crêtes aux formes fantasma­go­riques, ces vallées sont sillonnées par un réseau de sentiers de randonnée qui débouchent régu­lièrement sur des panoramas spectaculaires. C’est un des rares endroits du monde où nature et culture sont aussi étroitement imbriquées.

André Désiront
Ce reportage fait suite à une invitation du Bureau de tourisme de la Jordanie

 

 

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